VII. « J'ai tout pris sur moi
Vous êtes tous sans crimes : A qui en répondriez vobs, sinon aa Père ? — Je tous délie.
Etes vous les 61s et les filles du Ciel souverain ? ou les bâtards de la Terre P Laissez dire le Titan : il est né de la Terre, lui; et n'a l'Iaie si pure, que parce qu'il se sent fait de boue.
Avez vous du sang d'homme dans les «einea, poar j tcitir battre le pouls du remords ?
Je vont ai donné l'Oljrmpe : et s'il en a coAlé ce qae ce ckiea, dans son austère niche, nomme mes crimes, que vous importe? Je les porte seul pour vous. Ne craignez plus : l'Oljmpe durera bien autant qne moi.
Pensiez vous que l'Oljmpe snrvéciit à Z«ûs ? Et qu'i votre Père vous dussiez jamais survivre, vous? — Ce sonci n'ett pas fait pow vos imes, mes créatures.
Je mettrai l'oubli dans «ot méffloiret. Ne rêvez point «ie* rançons que vous ne paierez pas.
L'Oljrmpe s'écroulera sur vous, quand sera venu le icmpt qu'il tombe avec moi. Que vous importe, dites? Voudriez vont vivre sur le roc, comme ce triste prophète ? — Nés de la tene, coame lai, auicvz, et non plus Oljrmpiens ?
Je vous perdrai, s'il le faut, pour qne «ont deacniiez des Dieux.
Je vont perdrai pour votre bien.
Vin. • Cessez. N'écoutez phn.
L'Olympe «ou» est ouvert : Rentrez dant let demeuret eéleitet, et tout y souriez. Je le défends : n'écoutez plut.
Prenez place k la table, où l'ambroisie et le nectar vous sont tervis par l'éternelle jeunesse, Ime de la faim.
Allez : — Et ne tournez pas la léte.
Je viendrai parmi vous, tout k l'heure,
Quand il n'y aura plus dans vos yeux que la flamme enivrante du présent, le rayon paisible de la joie immortelle. Que les Muses, ni même toi, Apollon, le plus aimé de "••• ^'v ""■■ "'ii n- '^mpe jusque là le silence que je détire.
Entrez dans la salle du festin,
Et ne craignez poio*. si une voix que vous redoutez, i cause de M puissance, bientôt frappe vot oreilles, comme les bonds de l'orage qui s'en va, et s'élève.
Ecoutez la sans terreur. Et qu'une allégresse profonde, ô Dieux attentifs,
Alors *out envahiue. >
IX. Et le Père, contemplant ton radieux Olympe, Zios, pareil au Ciel sur la Terre, Jour d'hier, qui a tout fécondé.
Jour de demain, qui plane dans l'espace, au dessus de la nuit. Murmura, plein d'une sérénité terrible :