SOIR SUR LE DÉSERT D'HOMMES
I. Celui qui en teul, et tfui • te jeune orgueil de »et souffrtacet, s'en va, le$ soiit d'été, %ou% le signe du Liun. uuand Vrtptt \e Uvc cômme un touci du cceur sur U ville brûlante
Cherchant une caresse d'air, c( piis des arbrct immobiles le rêve de la fraîcheur.
II. Plus seul au milieu de la terrible fonle, où les couples se tiea» nent serrés en de las embrasseroens,
Plus seul que l'Aigle, qui bat de l'aile sur la plaine d'hifCf couverte de neige,
Il passe i pas lens, plein de fièvre et d'ennui, rentrait les ongles de ses serres. .
Et il baisse les jreux, pour n'avoir m dégoût, m pitie, et pour rester roi solitaire de son secret domaine, dans la cage À tigres de U vie.
III. Il épie, pourtant, un souffle des feuilles, — ou la note de l'oiseau que l'ombre claire enivre, — ou le doux murmure de Tcau, qui couhe sous les arbres, triste et délicieux comme la soif coupable
Qu'on brûle d'apaiser, et que pour mieux vaincre, d'un triomphe plus haut, on irrite et jamait ne désaltère.
IV. Solitaire, dans les profondeurs, c'est le nom du diamaat parai les autres pierres.
Il ramène ses feux, jalousement, et m fait plus dur k l'épreuve. Que de gloire silencieuse dans ce fojcr!
V. Le vrai Matuc eti an désert, — iioa covcké toat aac teale palme, au bord de la source tarie
Toute la force de l'univcn et( bandée dam Ici mutclei rigide* et le bond qui sommeille de ce prince accroupi. El de ta soif qui se refuse (OUI, qui lui pèle la langue, il obtient dans la fièvre l'Empire de ce Monde,
nui lui rn^mf se nie.
. VI. L'uQivers est le prix de la Victoire. Il faut que tu l'enfantes à la Vierge Eterniié :
Elle va tressaillir de ce viol dur et brusque, sans plaisir, convulsif et uns pitié.
Celui qui est se\x\ irain», cpjx^njant. un déiir de volupté vaine, et de faible joie.
Et son coeur, parmi les sables et l'ortie, se réjouit d'entendre les enfans rire.
VII. Le rire sur leurs lèvres! Le rire de leurs jeux, c'est II, — ou bien dans la nuit profonde, la prairie des étoiles, — c'est U ce qui l'apaise uniquement, — ce qu'il aime, et ce qui le tente, pois donc qu'il s'en console .
Et ce souffle d'adieu, qui expire suavement aux mains des vendeuses de fleurs, quand elles passent, semant l'Ime douloureuse des roses. . L'univers est il le piix de la victoire? Dit le, grand ciel, longue pensée, sur la vision d'une heure.