‹ Imitation de Jésus-ChristChapitre 141 sur 312 · LIV. III, CHAP. XVI · texte numérisé non relu

LIV. III, CHAP. XVI

Car vous ne serez pas toujours irrité y et vos menaces ne seront point éternelles * .

Revenons sans cesse à ces dernières et si douces paroles que Jésus-Cbrist dit à ses disciples au moment de les quitter: Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix; ne craignez point, ne soyez point troublés^. Vous diriez, selon la belle expression de Bossuet, qu'à coups redoublés il veuille faire pénétrer cette paix dans leurs cœurs. Cependant ils s'affligent parcequHl s en va : alors il leur promet un consolateur, ]'Esprit saint dont ils seront remplis , qui leur apprendra des choses nouvelles , des choses qu'ils n'eussent pu porter dabord^: que la terre est un exil et le ciel leur véritable patrie; que les consolations du monde sont un néant, et un tel néant, qu'elles ne valent pas ses souffrances; que Dieu seul doit être la consolation du chrétien , et encore sa force, sa joie, son espérance , comme il est son unique salut; qu'il faut mépriser tout le reste. Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous^? disoient alors ces mêmes disciples, d'abord si abattus et si

* Ps, cil, 9. — * Joann. xiv, 27. — ^ Ibid. xvi, la. — ^ Rom. VIII, 3i.

23o l'imitation de Jésus-christ.

découragés. Disons de même, car Dieu est avec nous, comme il étoitaveo eux; et nous sommes aussi les disciples de Jésus<2hrist

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