‹ Imitation de Jésus-ChristChapitre 140 sur 312 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

Qu'on ne doit chercher qu'en Dieu la vraie consolation.

I. Le F. Tout ce que je puis désirer ou imaginer pour ma consolation, je ne ] attends point ici, mais dans lavenir.

Quand je possèderois seul tous les biens du monde, quand je jouirois seul de toutes ses dé- Kces, il est certain que tout cela ne dureroit pas long-temps.

Ainsi, mon ame, tu ne peux trouver de soulagement véritahle et de joie sans mélange qu'en Dieu , qui console les pauvres et relève les bumbles.

Attends un peu, mon ame, attends la divine promesse, et tu posséderas dans le ciel tous les biens en abondance.

Si tu recherches trop avidement les biens présente, tu perdras les biens éternels et célestes.

Use des uns et désire les autres.

228 l'imitation de Jésus-christ,

AucuD bien temporel ne sauroit te rassasier, parceque tu n'as point été créée pour en jouir.

2. Quand tu possêderois tous les biens créés, ils jie pourroient te rendre ni heureuse ni contente : en Dieu, qui a tout créé, en lui seul est ta félicité et tout ton bonheur.

Bonheur non pas tel que se le fijpirent et que le souhaitent les amis insensés du monde; mais tel que l'attendent les vrais serviteurs de Jésus-Christ, et tel que le g^oûtent quelquefois par avance les âmes pieuses et les coeurs purs, dont Ventretien est dans le ciel * .

Toute consolation humaine est vide et dure peu.

La vraie, la douce consolation est celle que la vérité fait sentir intérieurement.

L'homme pieux porte avec lui par-tout Jésus, son consolateur, et lui dit : Seigneur Jésus, soyez près de moi en tout temps et en tout lieu.

Que ma consolation soit d'être volontiers privé de toute consolation humaine.

VX si la vôtre me manque aussi, que votre volonté et cette juste épreuve me soient une consolation au-dessus de toutes les autres.

' Philipp. III, sto.

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