Le F. En quoi donc. Seigneur
5. J.-C. A vous offrir de tout votre cœur à la volonté divine; à ne vous rechercher en au- <!une chose, ni petite, ni grande, ni dans le temps, ni dans Fétemité : de sorte que, regardant du même œil , et pesant dans la même balance les biens et les maux, vous m'en rendiez également grâces.
Et ce n'est pas tout; il faut encore que vous soyez si ferme, si constant dans l'espérance, <:[ue, ]>nvé iptérieurement de toute consolation , vous prépariez votre cœur à de plus dures épreuves, sans jamais vous justifier vous-même, comme si vous ne méritiez pas de tant souffrir, mais reconnoissaut au contraire ma justice , et louant ma sainteté dans tout ce que j'or-
266 l'imitation de jésus-ghrist.
donne. Alors vous marchereK dans la voie droite, dans la véritable voie de la paix ; et vons pourrez avec assurance espérer de revoir mon visage dans Fédéffresse ' .
Que si vous parvenez à un parfait mépris de vous-Kéme^ je vous le dis, vous jouirez dune paix aussi profende quil est possible en oette vie d exil.
RÉFLEXION
Tous ces préceptes peuvent être renfacmés dans un seul : soumission entière à la loi de Dieu , principe de tout ordre, et par conséquent de toute paix. Qui peut en même temps lui résister et avoir la paix? dit l'Écriture*. Seigneur, disoit encore le Psalmiste, il ny a de paix que pour ceux qui aiment votre toi^. Ainsi donc les peines du corps, les afflictions de Tesprit, la pauvreté, les persécutions, la perte de rhonneur et des biens, les affronts, les outrages, enfin tout ce qne la vie peut offrir de plus grandes calamités pourra«-t-il me troubler, si je me soumets avec patience et 'humilité aux commandements de celui dont la volonté est dans la paix éternelle? Par
' Job,«ixxHi, ib. — * Ibid. ix, 4* ««^ ^^^ okvue, 46S.
UV. III, GHAP. XKV. 367
cette cb&sMace sans réserve, je jouirai de «la paix d6 Dieu , 01^, pour mieux dire, de Dieu lui-ouême : car , selon la. parole de Tiipôtre., Dieu lui-même est notre paix'.
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