CHAPITRE XVI
De la liberté (lu cœur, qui s'acquiert plutôt par la prière
*ipie par la Ieétui%.
1. Le F. Seigneur, c'eat> une haute perfeedoB de ne jamais détourner des choses du ciel les regards de: son cœur, de passer au milieu des soins du «londe sans se préoccuper »d aucun soin, non par indolence, mais par le priyiiége d'une ame libre, ^u aucune afifeotion déifiée nattache kAa créature.
2. Je vous en conjure, ô Dieu de bonté! délivcez-moi des «oins de cette vie, de*peur qu'ils ne retardent ma course ; des nécessités du Qonps , de peur que la volupté ne me séduise ; de tout ce qui arrête .et. trouble lame, de peur (pie lafiBUeiûemBe me^briseet ne m^abatte.
Je ne ^pavle «point des 'Choses que <la vanité
> Ephes. 11 y 14.
268 l'imitation de jésus-ghrist.
hiimaiûe recherche avec tant dardear; mais (le ces misères qui , par une suite de la malédiction commune à tous les enfants d'Adam, tourmentent et appesantissent lame de votre serviteur, et rem{)êchent de jouir autant quil voudroit de la liberté de l'esprit.
3. O mon Dieu, douceur ineffable! changez pour moi en amertume toute consolation de la chair qui me détourne de lamour des biens éternels, et m attire et me fascine parle channe funeste du plaisir présent.
Que je ne sois pas, mon Dieu, vaiticu parla chair et le sang , trompé par le monde et sa gloire qui passe : que je ne succombe point aux ruses du démon.
Donnez«moi la force pour résister, la patience pour souffrir, la constance pour persévérer.
Donnez-moi, au lieu de toutes les consolations du monde, la délicieuse onction de votre esprit ; et au lieu de Famou r terrestre, pénétrezmoi de lamour de votre nom.
4. Le boire, le manger, le vêtement, el les autres choses nécessaires pour soutenirle corps, sont h charge à une ame fervente.