‹ Imitation de Jésus-ChristChapitre 183 sur 312 · CHAPITRE XXXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIV

Quon ne sauroit goûter que Dieu seul, et qu'on le goûte en toutes choses quand on l'aime véritablement.

i. Le F. Voilà mon Dieu et mon tout! Que voudrois-je de plus? et quelle plus grande félicité puis-je désirer?

O rayissante parole ! mais pour celui qui aime Jésus et non pas le monde , ni rien de ce qui est du monde. ♦

Mon Dieu et mon tout! c est assez dire à qui

' Mich. V, 5. — ' Prov. XIX, ai.

298 l'imitation de jésus-ghrist.

1 entend, et le redire sans cesse est doux à celui qui aime.

Vous présent, tout est délectable; en votre absence tout devient amer.

Vous donnez au cœur le repos, et une profonde paix, et une joie inénarrable.

Vous faites que, content de tout, on vous bénit de tout. Au contraire, rien sans vous ne |>eut plaire long-temps, et rien n'a d'attrait ni de douceur sans l'impression de votre grâce et l'onction de votre sagesse.

2. Que ne goûtera point celui qui vous goûte? et que trouvera d'agréable celui qui ne vous goûte, point?

Les sages du monde, qui n'ont de goût que pour les voluptés de la chair, s'évanouissent dans leur sagesse: car on ne trouve là quun vide immense, que la mort.

Mais ceux qui, pour vous suivre, méprisent le monde et mortifient là ehair^ se montrent vraiment sages : car ils (|]ittent le mensonge pour la vérité, et la.chair |our l'esprit.

Ceux*là satent goûter ^ieu ; et tout ce qu'ik trouvent de bon dans les créatures, ils le rapportent à la louange du Créateur.

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