CHAPITRE XLII
Qu^il ne faut pas que notre paix dépende des hommes.
I. J.-C. Si vous faites dépendre votre paix de quelque personne, à cause de l'habitude de vivre avec elle et de la conformité de vos sentiments, vous serez dans Tinquiétude et le trouble. ^
* Ps. L, 7, 5^ — * Malt. VI , 19.
324 l'imitation de Jésus-christ.
Mais si vous cherchez votre appui dans la vérité immuable et toujours vivante, vous ne sere^ point accablé de tristesse quand un ami s'éloigne ou meurt.
Toute amitié doit être fondée sur moi ; et c'est pour moi que vous devez aimer tous ceux qui vous paroissent aimables et qui vous sont le plus chers en cette vie.
Sans moi Famitié est stérile et dure peu; et toute affection , dont je ne suis pas le lien, n'est ni véritable ni pure.
Vous devez être mort à ces affections humaines, jusqu'à souhaiter de n'avoir, s'il se pouvoit, aucun commerce avec les hommes.
Plus l'homme s'éloigne des consolations de la terre, plus il s'approche de Dieu.
Et il s'élève d'autant plus vers Dieu , qu'il descend plus profondément en lui-même, et qu'il est plus vil à ses pro[H*es yeux.
2. Celui qui s'attribue quelque bien, empêche que la grâce de Dieu descende en lui; parceque la grâce de l'Esprit saint cherche tonjours les cœurs humbles.
Si vous saviez vous anéantir parfaitement, et bannir de votre cœur tout amour de la créa-