‹ Imitation de Jésus-ChristChapitre 250 sur 312 · LIV. IV, CUXV. I · texte numérisé non relu

LIV. IV, CUXV. I

9on? à la philosophie? aux sages du monde? aux mormurateurs ? aux incrédules? à ceux qui sont encore , tous les jours , à nous demander : Comment nous peut-il donner sa chair à manger? comment est-il dans le ciel, si, en même temps, on le mange sur la terre? Non, Seigneur, nous ne voulons point aller à eux , ni suivre ceux qui vous quittent. Nous suivrons saint Pierre; et nous dirons : Maître, où irions-nous ? Voxas avez les paroles de la vie éter-^ nelle\ »

Ainsi donc tout est consommé^; les temps de la grâce sont arrivés; un miracle perpétuel est accordé à la terre; et ce que les plus justes, parmi les serviteurs de Dieu, n'ont pu obtenir dans lancienne loi, ce qu'alors ils n eussent pu ni espérer, ni même con- 'cevoir , la présence de Dieu en eux - mêmes , son union intime, non seulement avec Fesprit, mais encore avec la chair et le sang, les plus grands pécheurs lobtiennent dans la loi nouvelle, en tous lieux et dans tous les moments. Par-tout le céleste banquet est préparé; tous y sont appelés : f^enez à moi, dît le Sauveur compatissant, vous tous qui êtes accablés de travaux, et je vous soulagerai^. Si quelqu'un est altéré, quil vienne à moi, et j'apaiserai sa soif^. Al-

" Joan. VI, 69. — * Ibid. xix, 3o. — ^ Matth. xi, 28. 4 Joann. vu, 27.

43o l'imitation de Jésus-christ.

loûs-y donc, empres^on&*nous vers la Table sainte; mais n en approchons que revêtns de la robe nuptiale : que cette douce familiarité du divin Époux, que la facilite indulgente avec laquelle il daigne nouis y admettre , ne produise en nous rien qui res^ semble à de rindifîéretice et au mépris. Ses vengeances sont aussi terribles que ses bontés sont ravissantes : il veut être à-la -fois aimé, craint, et adoré.

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