‹ Imitation de Jésus-ChristChapitre 255 sur 312 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Qu'il est utile de communier souvent

VOIX nu nisciPLE.

I . Je viens à vous, Seigneur, pour jouir de votre don , et goûter la joie du banquet sacré <MaJtth, vi, 9.

Liv. IV, CHAP. ni. 437

qtÂe, dans votre tendresse, vous avez, mon Dieu, préparé pour le pauvre ' .

En vouô est tout ce que je puis, tout ce que je dois désirer; vous êtes mon salut et ma rédemption, mon espérance et ma force, mon honneur et ma gloire.

Réjouissez donc aujourd'hui lame de votre serviteur, parcequefai élevé mon ame vers vous % Seigneifr Jésus.

Je désire maintenant vous recevoir avec un respect plein d'amour; je désire que vous entriez dans ma maison, pour mériter d'être béni de vous comme Zachée, et d'être compté parmi les enfants d'Abraham.

Votre corps, voilà l'objet auquel mon ame aspire; mon cœur brûle d'être uni à vous.

2. Donnez-vous à moi, et ce don me suffît: car sans vous, rien ne me console.

Je ne puis être sans vous , et je ne saurois vivre si vous ne venez à moi.

Il faut donc que je m'approche de vous souvent, et que je vous reçoive comme le soutien de ma vie, de peur que, privé de cette céleste

' P$. Lxvii, 10. — * Ibid. Lxxxv, 3.

438 l'imitation de jésus-christ.

nourriture, je ne tombe de défaillance dans le chemin.

C'est ainsi, miséricordieux Jésus , que, prêchant aux peuples, et les guérissant de diverses langueurs, vous dîtes un jour : Je ne veux pas les renvoyer à jeun dans leurs maisons y de feur cjue les forces ne leur manquent en rouie'.

Daignez donc en user de la même manière avec moi, vous qui avez voulu demeuret dans votre sacrement pour la consolation des fidèles.

Car vous êtes le doux aliment de Tame; et celui qui vous mange dignement aura part à l'héritage de la gloire éternelle.

Combien il m'est nécessaire, à moi qui tombe et pèche si souvent, qui me laisse aller si vite à la tiédeur, au découragement, de me renouveler, de me purifier, de me ranimer, par des prières et des confessions fréquentes, et par la réception de votre corps sacré; de peur que, m'en abstenant trop long-temps, je n'ab^»donne mes résolutions.

3. Car les penchants de F homme F inclinent au mal dès Fenfance * ; et s'il n'est soutenu par ce

* Matth. XV, 32. — * Gen. vm, ai.

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