‹ Imitation de Jésus-ChristChapitre 266 sur 312 · LIV. IV, CHAP. VIL · texte numérisé non relu

LIV. IV, CHAP. VIL

Si aisément distrait , si raremeiit bien re» cueilli;

Sitôt ému de rolère , si prompt à blesser les autres;

Si eDolin à juger mal, si sévère a reprendre ;

Si enivré de joie dans la prospérité, si abattu dans ladversité ;

Si fécond en bonnes résolutions, et si stérile en bonnes œuvres.

3. Après avoir confessé et déploré avec une grande douleur, et un vif sentiment de votre foiblesse, ces défauts et tous les autres qui peuvent être en vous, formez un ferme propos de vous corriger et d'avancer dans la vertu.

Offrez-vous ensuite, avec une pleine résignation et sans aucune réserve, sur Fautel de votre cœur, comme un holocauste perpétuel, en rhonneur de mon nom, m abandonnant entièrement le soiu de votre corps et de votre a me, afin d obtenir ainsi la grâce de célébrer dignement le saint sacrifice, et de recevoir avec fruit le sacrement dç mon corps.

• 4* ^^^ ^^ n est point d'oblation plus méritoire, ni de satisfaction plus grande pour les péchés, que de s'offrir soi-même sijQcèrement à Dieu ,

46o l'imitation de jésus-çhrist.

en lui offrant, à la messe et dans la commuuion , le corps de Jésus-Christ.

Si Thomme tait ce qui est en lui, et s'il a uo vrai repentir toutes les fois qu il s approche de moi pour demander grâce et miséricorde : Ten jure par moi-même, dit le Seigneur, je ne me souviendrai plus de ses péchés^ et ils lui seront Ums 'pardonnes : car je ne veux point la mort du pécheur, mais quHl se convertisse et qu'il vive*.

RÉFLEXION

Les sacrements, admirables en eux-mêmes, comme un témoignage de la bonté infinie de Dieu envars sa créature , ne le sont pas moins par cette harmonie merveilleuse qui les unit entre eux , comme s ils se prétoient un mutuel secours pour sanctifier cette créature née dans le péché, Félevant par degrés du fond de labyme jusqu a Dieu , dont il ne sembloit pas qu'elle pût jamais s'approcher. Si vous ne mange: ma chair, et si vous ne buvez mon sang, dit le Seigneur, vous n'aurez point la vie en vous*. U faat donc user de cet aliment divin, si Ton veut vivre; mais n est-ce pas courir à une mort plus assurée it

< Ezech. XXIII, sa; xxxiii, ii. «— * Joann. vi, S4-

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