‹ Imitation de Jésus-ChristChapitre 277 sur 312 · LIV. IV, CHAP. X · texte numérisé non relu

LIV. IV, CHAP. X

• Car il communie de cette manière , et se ^ nourrit in visiblement de Jésus-Christ, toutes lés ibis qu'il médite avec piété les mystères de son incarnation et de sa passion , et qu il s'enflamme de son amour.

7. Celui qui ne se prépare à la communion quaux approches des fêtes, ou quand la coutume Ty oblige, sera souvent mal préparé.

Heureux celui qui s ofïre au Seigneur en holocauste, toutes les fois quil célèbre le sacrifice, ou qu'il communie!

Ne soyez, en célébrant les saints mystères, ni trop lent ni trop prompt; mais conforme^ vous à Tusage ordinaire et régulier de ceux avec qui vous vivez.

Il ne faut point fatiguer les autres hi leur causer d'ennui, mais suivre Tordre commun établi par vos pères, et consulter plutôt l'utilité de tous , que votre attrait et votre piété particulière.

RÉFLEXION

Les Pères semblent ne point avoir de paroles assez élevées ni d'images assez vives poar exprimer la vertu de l'adorable sacrement. CTest ce bon levain

476 l'imitation de Jésus-christ.

dont parle TApôtre; ce levain de justice et de sainteté qui pénètre tout lliomme, qui en remue toutes les puissances, qui y répand, de toutes parts, une ardeur toute céleste , et déjà quelques unes de ces délices de la bienheureuse immortalité. Cest un feu dont Tame est embrasée , comme le fer Test dans k fournaise, où il semble perdre sa propre nature, pour y prendre celle de Félément actif et vivifiant dont il est pénétré. Notre Dieu est un feu qui œnsumey dit le grand Apôtre *. Je vis, ajoute-t-il, mais ce n'est plus moi, c'est Jésus-Christ qui vit en moi*; conmie si cette union intime avec son Sauveur eftt transformé son être en Jésus-Christ même, et confondu son existence avec celle de Jésus-Christ. Ainsi peut s'élever jusqu'à cette sainte ivresse le chrétien qui approche fréquemment de la table sacrée, de cette table où le pain vivant ^ qui donne la vie au monde ^ est sans cesse offert, sans cesse consonuné, sans cesse renaissant. Quoi de plus facile à compi*endre? Ce chrétien si fervent n approchera point de r Agneau sans tache, sll n est lui-même purifié; les grâces abondantes qui découlent sans cesse de la sainte communion le maintiendront dans cet heureux état de pureté et d'innocence ; et son in-

' Heb. XII, 29. Deat. iv, 24. — ^ (îalat. 11 , ao. — ' Joana. Ti, 5i, 5a,

lap llriTPrlifsSiiî n-i-t.iilirinia,p*ri<-ini'fll»jibeiurciip dini

Page 1