CHAPITRE XI
Que \e corps de Jësus-Ghrist et l'Écriture sainte sont trè«
nécessaires à Famé fidèle.
VOIX DU DISCIPLE
I . Seigneur Jésus , quelles délices inondent lame fidèle admise à votre table, où on ne lui présente d'autre aliment que vous-même, son unique bien-aimé , le plus cher objet de ses désirs !
O qu'il me seroit doux de répandre en votre présence des pleurs d'amour, et d'arroser vos pieds de mes larmes comme Magdeleine !
Mais où est cette tendre piété, et cette abondante effusion de larmes saintes?
* Marc, ziiy a5.
478 l'imitation de Jésus-christ.
) Certes, en votre préscince et' celle des saints anges, tout mon cœur devront senobraser et se fondre de joie.
Car vous m'êtes véritablement présent dans votre sacrement, quoique caché sous des apparences étrangères.
2. Mes yeux ne pourroient supporter Téclat de votre divine lumière, et le monde entier s'évanouiroit devant la splendeur de votre gloire.
C'est donc pour ménager ma foiblesse que vous vous cachez sous les voiles du sacrement.
Je possède réellement et j'adore celui que les anges adorent dans le ciel ; mais je ne le vois encore que par la foi, tandis qu'ils. le voi^it tel qu'il est et- sans voile ! . ,
Il fout que je me.con tente de ce flambeau de la vraie foi, et que je marche à ^ lumière ijfis* qu*à ce que luise Vaurore du jour étemel, et que les ombres des figures déciifient \ ,
Mais quand ce qui est parfait sera vefui \ lusage des sacrements cessera , parceque les bienheureux:, dans la gloire céleste^ n'ont plus besoin de secours.
» Caot. II , 17. — s I. Cor. xiii , 10.