LIV. IV, GHAP. XI
Us 86 réjouissent sans fin dans la présence de Dieu, et contemplent sa ^oire faœ à face*: pénétrés de sa lumière et comme plongés dans labyme de sa divinité , ils goûtent le Verbe de Dieu fait chair , tel qu il étoit au commenoement, et tel qu'il sera durant toute Téternité.
3. Qu au souvenir de ces merveilles, tout. me soit un pesant ennui, même les consolations spirituelles ! car tandis que je ne verrai .point le Seigneur mon EHeu dans Féclat de sa gloire, tout ce que je vois, tout ce que j'entends en ce monde ne m'est rien.
Vous m'êtes témoin, Seigneur, que. je ne trouve nulle part de consolation, de repos en nulle créature; je ne puis en trouver qu'en vous seul, mon Dieu, que je désire contempler éternellement.
Mais cela ne peut être tant que je vivrai dans ce «corps mortel.
Il faut donc que je me prépare à une grande patience^ et qile je soumette à votre volonté tous mes désirs.
Car vos saints, Seigneur, qui, ravis d'allégresse, régnent maintenant avec vous dans le ciel, ont aussi, pendant qu'ils vivoîcnt, attendu
48o l'imitation de jésd^-ghrist.
avec une grande foi et une grande patience IV vénement de votre gloire.
Je crois ce qu ils ont cru ; ce qu'ils ont espéré 9 je Fespère ; j ai la confiance de par» venir, aidé de votre grâce, là où ils sont parvenus.
Jusque-là je marcherai dans la foi, fortifié par leurs exemples.
J aurai aussi les livres saints pour me consoler et mlnstruire, et, par-dessus tout, votre sacré corps pour remède et pour refuge.
4. Car je sens que deux choses me sont idbas souverainement nécessaires, et que sans elles je ne pourrois porter lé poids de cette misérable vie.
Enfermé dans la prison du corps, j ai besoin d aliments et de lumière.
G est pourquoi vous avez donné à ce pauvre infirme* votre chair sacrée pour être la nourriture de son ame et de son corps, et votre parole pour luire comme une lampe devant ses pas\
Je ne pourrois vivre sans ces deux choses:
' Ps. CXTIII, loS.