‹ Imitation de Jésus-ChristChapitre 289 sur 312 · LIV. IV, CHAP. XIV · texte numérisé non relu

LIV. IV, CHAP. XIV

tiède, et de ne point ressentir cet attrait puissant, cette ardeur qu'éprouvent quelques uns de vos serviteurs, qui, en se disposant à vous recevoir, ne sauroient retenir leurs larmes, tant le désir qui les presse est grand et leur émotion profonde.

Ils ont soif de vous, ô mon Dieu, qui êtes la source d eau vive; et leur cœur et leur bouche s ouvrent également pour s!y désaltérer. Rien ne peut rassasier ni tempérer leur failli que votre sacré corps, qu'ils reçoivent avec une sainte avidité et les transports d une joie ineffable.

2. O que cette ardente foi est une preuve sensible de votre présence dans le sacirement!

Car ils recbnnoissent véritablement le Seigneur dans la fraction du pain , ceux dont le cceur est tout brûlant lorsque Jésus est avec eux ' .

Quune affection si tendre, un amour si vif est souvent loin de moi !

Soyez-moi propice, ô bon Jésus, plein de douceur et de miséricorde 1 Ayez pitié d un pauvre mendiant, et faites que j'éprouve, au

■ Luc. XXIV, 49*

496 l'imitation de Jésus-christ.

moins quelquefois, dans la sainte communion, quelques mouvements de cet amour qui embrase tout le cœur, afin que ma foi s affermisse, que mon espérance en votre bonté s'accroisse, et qu enflammé par cette manne céleste, jamais la charité ne s'éteigne en moi,

3. Dieu de bonté, vous êtes tout-puissant pour m'accorder la grâce que j'implore, pour me remplir de l'esprit de ferveur, et me visiter dans votre clémence, quand le jour choisi par vous sera venu.

Car encore que je ne brûle pas de la même ardeur que ces âmes pieuses, cependant, par votre grâce, j'aspire à leur ressemUer, désirant et demandant d'être compté parmi ceui qui ont pour vous un si vif amour, et d'entrer dans leur société sainte.

RÉFLEXION

D où naissent en ces âmes déjà toutes célestes, qui ne tiennent plus à la terre que par ce corps de mofi ' dont saint Paul soaha|toit si ardemment de voir

* Rom. VII, a4.

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