LIV. II, CHAP. m. ii
ce n^est pas cette justice judaïque, tout extérieure, qoi n est qjCLordure, selon saint Paul, parcequellé nest encore que de l'orgueil; c'est cette justice chrétienne, fondée sur l'humilité, qui poursuit sa course, oubliant ce qui est derrière elle * ; qui croit n'avoir jamais rien fait, à quelque point qu'elle soit parvenue, avançant toujours vers cette perfection infinie, à laquelle il lui est ordonné de tendre sans cesse, et qu'elle n atteindra jamais. C'est dans cet effort continuel qu'elle trouve cette paix que le monde ne peut donner^. Il n*y a point de paix pour le méchant^, dit encore l'Écriture; mais le Seigneur donne an juste le secours de sa grâce , et c'est là sa paix.