LIV. II, CHAP. VIII. i3l
il est pauvre et infirme , et ne semble réservé qu aux châtiments.
En cet état même, il ne doit ni se laisser abattre ni désespérer; mais il doit se soumettre avec calme à la volonté de Dieu, et souiFrir, pour lamour de Jésus-Christ, tout ce qui lui arrive : car l'été succède à ITiiver ; après la nuit revient le jour, et après la tempête une grande sérénité.
RÉFLEXION
L'amour a fait descendre le Fils de Dieu sur la terres l'amour nous élève jusqu'à lui. Alors il s'établit cotre notre ame et Jésus , comme une union ravissante ; alors s'accomplit cette promesse : Je ne wms laisserai pas orphelins, je viendrai à vous ^ Ye^ nez donc, ô mon Jésus! venez briser les derniers liens qui m'attachent aux créatures, et retardent l'heureux moment où je ne vivrai plus que pour vous. Faites que, m'oubliant moi-même, je ne voie, je ne désire que vous seul, et me repose sur votre sein, comme le disciple bien-aimé , d|ins cette paix délicieuse que le monde ne donne pas^, qu'il ne peut
■ Joan. xiv, i8. — ^ Ibid. 27.
l32 l'imitation de JÉ8U&*CHRIST.
même comprendre , mais aussi que ses orages ne sauroient troubler.