‹ Imitation de Jésus-Christ;Chapitre 105 sur 190 · O mon Dieu ! douceur ineffable · texte numérisé non relu

O mon Dieu ! douceur ineffable

langez pour moi en amertume toutes s consolations de la chair qui me dê- »urnent de l'amour des biens éternels ,

m'attirent malheureusement à elles ir la vue de quelque bien présent et nsible.

Que la chair et le sang, o mod Dieu 1 lie la chair et le sang ne triomphent pas 3 moi; que le monde et Sâ gloire pas** gère ne me séduisent point ; que lé êmon, avec toute sa malice, n'ait pas

pouvoir de me Supplanter.

Donnez-moi de la force pour résister , 3 la patience pour souffrir, de la conance pour persévérer.

Donnez-moi , au lieu de toutes les conlations du monde, l'onction si douce de »tre esprit , et répandez en moi l'amour î votre nom ; qu'il y prenne la place de imour charnel.

4. Le manger, le boire, le vêtement et s. autres choses qui servent au soulageent du corps , sont à charge à une âme

fervente. Faites que j'use de ces soulagemens avec modération , et que )e ne va y att£iche point par un désir trop grand.

Il n'est pas permis de les rejeter tous ^ parce qu'il faut soutenir la nature ; mais votre loi sainte nous défend d'y chercher ta superfluité et le plaisir, parce que autrement la chair se révolterait contre l'esprit.

Que votre main, je vous prie , me courdîiise entre ces extrémités, et m'enseigne à ne tomber dans aucun excès.

PBULTIQUE.

La mortiRcation des sens et la victoire sur Thumeur sont d'une obligation si essentielle à un Ghrë^ tien pour son salut , qu'on peut bien dire que l'âme répandue dans les objets extérieurs, et souvent plus occupée de soi que de Dieu, ne mérite pas de subsister en lui, et de vivre pour lui , parce que, se livrant à> ses passions, elle compte pour rien de plaire à Dieuv Ah! qu'à l'heure de la mort elle changera de sentimens et d'idées , lorsque, seule avec son Dieu, elle entendra de lui ce reproche : Je ne vous al rien été dans le temps , je ne vous serai rien dans l'éternité. Yous avez préféré les. plaisirs de vos sens au bonheur de me plaire, il est juste <|ue vous soyez livrée à toutes les horreurs d'une éternité malheureuse. (Recepisti hona in vitâ tuâ, ) Cest ce qui fut dit au mauvais rîche, lorsqu'il S3 plaignait dans l'enfer de la rigueur dé ses tourmens; et c'est ce. qui se dira aux âmes sensuelles qui ne veulent {>as se contraindre,. ni se mortifier en rien, à moins qu'elles ne tâchent de préférer le bonheur de l'éternité aux plaisirs de cette Yie^ et de mériter le Ciel par la contrainte.

Donnez-moi, Seigneur, la force et le courage de gêner mon cœur pour gagner lé vôtre ^ faites que je reuoDce aux satisfactions de mes sens, p^ur faire la

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isfaction et le plaisir de votre cœur: heureux de rider tout ce qui peut me coBteuter, pour vous isfaire , et de passer ma Tie à réparer les déplaisirs votre coeur par la pénitence, et à les épargner : la fidélité ! ô pénitence! aue vous avez de caars pour un cœur épris de Famour de son Dieu , [jui est résolu de le venger , et de se punir!

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