CHAPITRE XXVI
DE L^EXCELLENGB DE LÀ LISEETÉ DE l'eSPBIT, LAQUELLE S^CQUIERT PtOTÔT PAR LA PRIERE QUE PAR LA LECTURE.
LE GHEÉTIEN.
ISsiGnuR , c est l^l'outrage d'un homme pdvfait que de ne relâcher jamai$ son esprit de l'application aux choses du Ciel « et de passer comme sans soins au milieu des soins de cette vie, non à la façon d un indolent et d'un stupîde, mais par un certain privilège d'une âme libre, en ne s'attachant à aucune créature par une affection détéglée*
a. Je, vous conjure, ô t>ieu infiniment bon ! de me préserver des soins de cette vie, de peur que je ne m'y embarrasse trop ; des divers besoins du corps , de peur que le plaisir ne me séduise, et de tous les empéchemens de l'âme, de peur qu'accablé d'ennuis je ne perde couragèé
Je ne dis pas seulement que vDus me i'éserviez de ces choses que la vanité du onde recherche avec tant d ardeur, mais ; ces misères qui, par une malédic- 3n et une punition commune à notre iture mortelle, appesantissent l'âme de >tre serviteur, et l'empêchent d'entrer jins la véritable liberté de l'esprit , toutes s fois qu'il le voudrait.