‹ Imitation de Jésus-Christ;Chapitre 107 sur 190 · LIVRE m. CHAP. XXVII · texte numérisé non relu

LIVRE m. CHAP. XXVII

de soins superflus ? Attachez-vous à mon bon plaisir, et tous ne souffrirez aucun dommage.

Si TOUS cherchez telle ou telle choâe , et d'être en' tel ou tel lieu pour votre commodité et votre plus grande satisfaction 9 vous ne serez jamais en repos , ni exempt d'inquiétudes , parce qu'en toutes choses il y aura toujours quelque défaut , et qu'en quelque endroit que vous soyez quelqu'un vous fera de la peine. .

3. Ce n'est donc pas l'acquisition des choses du dehors ni leur multitude qui vous sert, mais un mépris et un détachement profond de ces choses.

Ce que vous ne devez pas entendre seulement des biens et des richesses , mais de l'ambitieuse recherche des honneurs, et du désir des vaines louanges, choses qui passent avec le monde.

Le lieu est un faible rempart pour celui qui n'a pas l'esprit de ferveur ; et cette paix cherchée au dehors sera de peu de durée, si elle n'a pas un fondement stable dans la disposition du cœur, c'est-à-dire, si vous ne vous tenez attaché à moi. Vous pouvez bien changer de place, mais non en devenir meilleur ; car, à la pi;emière occasion où vous serez engagé , vous rencontrerez ce que vous avez voulu fuir , et pis encore.

PRIÈRE

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sagesse divine.,

4. Le Ch. Mon Dieu, afferinisigez- mot par la grâce du Saint-Esprit. Que votre vertu fortifie en moi l'homme intérieur , et qu'elle vide mon cœur de tout soin Inutile et de toute inquiétude.

Ne souffrez pas qu'il se laisse emporter au désir d'aucune chose , quelque vile ou précieuse qu'elle soit ; mais faites-moi regarder toutes les choses comme passagères , et moi-même comme devant passer avec elles. Car il n'y a rien de stable 8(m$ le soleil y oH tout est vanité et affliction d* esprit, (Ecc. a. 11. ) O que celui-là est sage qui en juge de cette manière !

5. Donnez- moi, Seigneur , la sagesse céleste , afin que j'apprenne à vous chercher, à vous trouver, à vous goûter, à vous aimer sur toutes choses , et à con* sidérer le reste des choses dans l'ordre de votre sagesse, et suivant ce qu'elles sont

Faîtes que je me détourne avec prudence des flatteurs , et que je souffre patiemment ceux qui me contrarient €àr c'^est une grande sagesse de ne pas se laisser ébranler à toutes sortes de vains discours, et de ne point prêter l'oreille

LtiytxxÀ lit* v.iiAi'. AjiTii. 30y

aux caresses trompeuses des sirènes. C est le moyeu de poursuivre eu assurance le chemin où Fou est entré.

PRATIQUE

Se donner à Dieu . sans réserve , c'est , i* ne se reprocher en rien de ce qu'on lui a donne 3 a** 9% céder à lui dans les occasions , et préférer sa volonté aux recherches de Tamour-propre j 3° ne se rien permettre , et ne se rien pardonner de ce qu'on sait qui ne plaît pas à Dieu ; 4° le rendre le maître absolu, et comme le propriétaire de tout notre cœur; de sorte qu'il dispose de tout ce qui est en nous et à nous , et de tout nous-mêmes , selon sa volonté sainte; 5* vivre dans une dépendance et dans une docilité constante à l'égard des mouvemens de la grâce.

Être ainsi à Dieu sans bornes et sans réserves ,

paix.

ainsi tout à uieu! et qu u en est qui

qu'à demi , qui partagent leur cœur entre Dieu et

la créature , entre l'amour de Dieu et leur amour-

propre , quoiqu'elles sachent bien que tout partage

blesse le cœur de Dieu , et l'empêche de régner

toutes choses**

VRIÈBE,

Seigneur , ne souffrez pas que mon cœur , qui n'est fait que pour vous , et qui est tout entier l'ouvrage d!c vos mains et le prix de votre, sang ; ne souffrez pas, dis^je, c[uîil soit à d'autres qu'à vous , et qu^l aime rian à l'égal de vous , ou préférablement à vous. Je vous suffis , ô mon Dieu ! et pourquoi ne me suffiriez- vous pas? Pourquoi ne me seriez^vous pas plus c^ue toutes choses , vous qui êtes seul mon souverain bien? Mon parti est pris là- dessus ; je veux absolument n'aimer que vous. Je veux être tout à vous, chercher en tout à vous plaire, et ne respirer que votre amour. Ainsi soitril.

2po L. linrrATiuif de j.-c.

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