CHAPITRE XXVIII
* ^ CONTEE LES LANGUES MEDISANTES.
J£SUS-GHRIST.
Mon fils , ir ayez point de chagrin , si quelques-uns ont une mauvaise opinion de TOUS, et tiennent de vous des discours qui vous font peine à entendre.
Vous devez avoir de vous-même des pensées encore plus désavantageuses , et croire que personne n est plus faible que vous.
Si vous vivez de la vie intérieure , vous prendrez peu garde à des paroles qui volent.
Ce n est pas une petite prudence que de se taire dans les rencontres fâcheuses , et de se tourner intérieurement vers moi, sans se laisser troubler par les jugemens des hommes.
J2. Que votre paix ne dépende point de la langue des hommes; dir, soit qu'ils interprètent vos actions en bien ou en mal, vous n'en êtes pas pour cela un autre homme. Où est la vraie paix et la véritable gloire ? n est-ce pas en moi ?
Celui qui ne désire point de plaire aux hommes, et qui ne craint point de leur déplaire, jouira d'une grande paix.
Les inquiétudes du cœur et la dissipa-
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lion des sens procèdent de Tamour déré<^ glé et de la vaine craî|»te.
PRATIQUE
RiEK n'est pltis capable de nous inquiéter et de nous troubler que les jugemens ou les discours des autres sur nous. Mous nous faisons un mérite de
se dissipe , et qui n'ajoute rien à ce que nous sommes , ou & ee que nous devons être? Nous ne sommes que ce que nous somnies aux yeux de Dieu . et nous devons compter pour rien toutes les idées avantageuses ou méprisantes qu'on a de nous. O respect humain! quand céderez* vous en nous au respect qu9 vous devons à notr<e Dieu ? Hélas ! que les Tues humaines que nous avons détruisent en nous tout ce qui pourrait y plaire à Dieu ! Que dira-* t-^n de moi , si je dis ou si 3e fais ceci ? Mais que dira J.-C, si je ne le dis ou si je ne le fais pas? Me vautil pas mi^ux obéir à Dieu qu'aux hommes, et plaire à Dieu que de plaire au monde ^ Pourquoi donc ne le faisrje pas?