CHAPITRE III
DE LÀ DOCTRINE DE I.A VÉRIxé.
Heureux celui que la Vérité enseigne par elle-même, non par des figures et p.ar des paroles qui passent , mais en se faisant connaître telle qu elle est t
Notre opinion et nos sentimens bien souvent nous trompent ^ et ne. pénètrent guère avant dans les choses.
Que servent ces recherches raflSnées sur des choses cachées et obscures , puisqi|^e nous ne serons pas repris^ au jour du Jugement , de les avoir ignorées?
Notre aveuglement est étrange. Nous négligeons Futile et le nécessaire, pour nous appliquer à des choses curieuses et dommageables. Cest avoir des yeux, et ne point voir.
a. Qu'avons-nous â faire de ces disputes de l'école sur le genre et l'espèce?
Celui à qui la parole éternelle se ùdk
54 l'imitation de j.-c.
entendre , est débarrassé d*uue infinité d'opinions.
Tout procède de celte unique parole ,
et tous les êtres rendent témoignage qu'il
j n*y en a qu'une ; et cette même parole
est le principe qtU nous parle intérieu-
rement. ( Joan. 8. 25. ) -
Sans elle , nul ne peut ni bien entendre les choses . ni en bien juger.
. Celui qui trouve tout dans l'unité, qui rapporte tout à l'unité, et qui volt tout dans l'unité, peut avoir le cœur stable, et demeurer en paix avec Dieu.
O Vérité l qui êtes Dieu même , faites que je sois une même chose avec vous , par une éternelle charité.
Je m'ennuie souvent de lire , je me lasse d'entendre tant de choses t c'est en* vous seul que je puis trouver tout ce que je cherche.
Que tous les Docteurs » que toutes les créatures se taisent devant vous ; parlezmoi vous seul.
3. Plus un homme sera recueilli en lui <- même, et sera devenu simple de coeur , moins il aura de peine à comprendre les choses les plus relevées; parce qu'il recevra d'en haut la lumière de Tintelligence.
Une âme pure , simple et constante , ji'est point dissipée par la multitude des actions; parce qu'elle fait toutes choses pour la gloire de Dieu , et qu'elle tâche