‹ Imitation de Jésus-Christ;Chapitre 111 sur 190 · On demande si un homme a beau · texte numérisé non relu

On demande si un homme a beau

coup fait; mais on o'exainîiic point, avec autant de soin, quel degré de vertu le fait agir.

On s'informe de son courage, de ses richesses, de sa bonne mine, de son habileté; s'il est savant écrivain , boa cban« tre, habite ouvrier-: peu deisandeiit eombien il est humble d'esprit, patient, doux, dévot et intérieur, La nature regarde riiomme au dehors, la grâce s'attache au dedans. Celle-là se trompe souvent ; celle-ci espère en Dieu pot&r n être point trompée.

PRATIQUE

Rien n'est dîgne d'un cœur cbrëtien qwe ce qui est éternel, et nous ne devons aimer que ce que nous atnfkerops toujours. Ainsi tâchofis, i. de préférer le bon plaisir de Dieu à toutes nos satisfactions ; 2, de ne chercher en tout qu'à lui plaire ; 5. de prendre de sa main , avec une humble résignation , tous les maux qu'il nous envoie; 4. de nous recueîLUr souvent «nia ^^^^ésence de Dieu,, et de dépendre de lui en toutes choses.

Pourquoi ncras occuper de bagatelles et de réû&âon^ vaines sur nous- mêmes , et inquiètes sur les autres, tandis que Dieu, résidant en nous, y attend les hommages oe nos coeurs et le dévouement de tout nonsmêmes à lui ? Que de grâces échappent à une âme dissipée^ et qui ne fait presque aucune attention sur que Dieu veut d'elle ! Et cependant Pon saTt combi

ce

bien

Pabus des grâces est dangereux au salut.

FBléRE.

O moa Die« et mon tout î ô Dieu aôimahle ! é Bien aimant! ô Dijeu d'amour ! que j'ai peu d'attentio&à votre présence, peu de fidélité à votre grâce, et peu de courage à vous sacrifier toutes mes satisfactions ! Ei.cependant vous êtes le Dieu de mon cçeur, et vous

serez, coinme je l'espère, mon partage dans réternité. Mais je yeux , pour me rendre digne de ce bonheur ^ penser sans cesse à youl) sacrifier à votre amour tout ce qui m'en détourne , et ne dire et ne faire rien d'inutile pour le Ciel.

Faites, Çeigneur, que j'évile tout ce (jui vous déplaît ; que j'aime et que je pratique ce qui Vous plaît > et que , me renfermant souvent en vous, je m'applique tout à votre présence pour suivre en tout votre sainte volonté. Ainsi soit*il.

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