‹ Imitation de Jésus-Christ;Chapitre 134 sur 190 · LIVRE m. CHAP. XLVIII. OOT · texte numérisé non relu

LIVRE m. CHAP. XLVIII. OOT

toute peine d esprit et de corps ? Quand viendra cette paix solide , cette paix inaltérable et assurée, cette paix au dedans et au dehors^ cette paix affermie de toutes parts ?

O bon Jésus ! quand serai- je en état de vous voir? Quand contemplerai -je la gloire de votre Royaume? Quand me serez -vous tout en toutes choses ?

Quand serai -)e avec vous dans ce Royaume qtie vous avez préparé de toute éternité à vos hien-aimés ? ( Matth.

Je suis abandonné à la misère » et rolégué dans une terre enneraie , où il y a tous les jours des guerres à essuyer, et d'extrêmes calamités à souffrir.

4« Consolez mon exil, adoucissez ma douleur, parce que tous mes désirs ne tendent qu'à vous. Car tout ce que me présente le monde pour me consoler m'est à charge. Je désire jouir de vous d'une manière intime , et je ne puis y parvenir.

Je souhaite de m'attacher aux choses du Ciel; mais les choses temporelles et mes passions immortifiées me rabaissent.

Je veux m'élever en esprit au-dessus de toutes choses ; mais la chair me contraint ma^ré moi à y être assujéti.

Ainsi, malheureux homme que je suis, j'ai â combattre avec moi-mêm e, et je me deviens à moir-méme insupportable (Job. 7. ao), lorsque Tesprit veut s'élever

laut, et que la chair se porte en basi . O quelle peine intérieure je ressens , que, méditant les choses du Ciet, une e d objets sensibles viennent inter* ipre ma prière ! Mon Dieu, ne vous gnezpas de moi, et ne vous détourpoint de votre serviteur dans votre \re. (Ps. 70. 12. Ib. 26. 9. ) ancez tos foudres et vos éclairs , et ipez ces illusions. Décochez vos flèches, r mettre en désordre tous les fantômes ennemi. Réunissez en vous mes sens, es que j'oublie toutes les choses du ide, et donnez-moi la grâce de rejeter \ promptiCude et avec mépris les images vices, ecourez-moi, Vérité éternelle, afin

nulle vanité ne me touche. Venez à , céleste douceur, et que toute impus'évanouisse devant vous, ardonnez-moi aussi, et usez de mi- :orde envers moi, toutes les fois que 3 ma prière je pense à autre chose i vous : car j*avoue avec vérité que je

sujet à beaucoup de distractions.

t ne suis pas la plupart du temps au qu occupe mon corps, soit qu'il soit I ou debout; mais plutôt je suis où pensées m'emportent. Je suis où est ma )ée , et ma pensée est ordinairement où e que j'aime. Ce qui seprésente à moi le vite , ce sont les choses qui me plaisent irellement, ou par accoutumance^

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