‹ Imitation de Jésus-Christ;Chapitre 149 sur 190 · CHAPITRE LVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE LVII

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Mon fils , la patience et l'humilité dans les traverses me plaisent plus que beaucoup de consolation et de dévotion dans la prospérité.

Pourquoi vous attristez^-vous de quel-' que chose légère qu'on fait ou qu on dit contre vous ? Quand elle aurait été plus considérable , vous n'auriez pas dû vous en émouvoir.

og^. L IMITATION DE J.-C.

Mais maintenant laissez passer tout cela. Ces disgrâces ne sont pas pour vous une nouveauté; ce n'est pas là \^ première fois, et, si vous vivez quelque temps, ce ne sera pas la dernière.

Vous avez assez de courage lorsqu'il ne s'offre rien de contraire ; vous donnez même de bons conseils i et vous savez fortifier les autres par vos paroles : mais, lorsqu'une soudaine affliction se présente à votre porte , vous manquez de résolution et de force.

Considérez votre grande fragilité, dont vous ne faites que trop souvent l'épreuve dans les moindres rencontres : et néanmoins c'est pour votre salut que ces choses et autres semblables vous arrivent.

2. Mettez-les le mieux que vous pourrez hors de votre cœur ; et, si vous en êtes touché, n'en soyez pas pour cela découragé, ni embarrassé long-temps.

Si vous ne pouvez souffrir avec joie , souffrez au moins avec patience.

Que si vous avez peine à entendre ce qui est dit, et si vous en ressentez de Tindignation, modérez-vous; et ne souffrez pas qu'il sorte de votre bouche rien de mai réglé qui scandalise les faibles.

L'émotion excitée en vous s'apaisera bientôt, et votre douleur intérieure sera adoucie par le retour de la grâce.

Je suis encore , dit le Seigneur , prêt à vous secourir et à vous consoler plus que

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