‹ Imitation de Jésus-Christ;Chapitre 152 sur 190 · QU^IL FAUT MBTTBE EN DJEU TOUT SON ESPOIR ET · texte numérisé non relu

QU^IL FAUT MBTTBE EN DJEU TOUT SON ESPOIR ET

TOUTE 8À CONFIAVCE.

U CHRETIEN

Seignecr, quelle assurance ai- je en cette vie ? et quetle chose de toutes celles qui paraissent sous le Ciel fait ma plus grande consolation? N est-ce pas vous, ô Seigneur mon Dieu ! dont la miséricorde est infinie '^

Où me suis-je bien trouvé sans vous ?

on quand ai-je pu être mal , étant avec vous?

J aime mieiix être pauvre pour vous que riche sans vous. Jaime mieux être pëleria sur la terre avec vous , que posséder le Ciel sans vous.

Où voua êtes , là est le Ciel ; et où. vous n'êtes pas , là est la mort et l'enfer.

Vous êtes l'objet de tous mes désirs : r.'est pourquoi je ne puis me dispenser de vous adresser mes gémtssemens , mes cris et mes supplications.

Enfin je n ai personne en qui je puisse me confier pleinement , ni qui me secoure plus à propos dans mes besoins que vous seul, qui êtes mon Dieu.

Vous êtes mon esjpoir et. ma confiance, vous êtes mon consolateur et la fidélité même en toutes choses.

A. Tous cherchent ietMrs propres intérêts ( Phil. 2. 2i) : vous ne voulez que mon salut et mon avancement , et vous tournez tout en bien pour moi.

Quoique vous m'exposiez à dtes tentations et à des adversités différentes», c'est pour mon avantage que vous en.ordonnez ainsi , voua qui avez coutume d'éprouver vos bien-aimés en mille manières. Et vous ne devez pat» être moins aimé et moins béni dans ces épreuvet, que si vous me combliez de vos célestes consolations.

3. J'établis donc en vous, ô Seigneur mon Dieu ! toute mon espérance et tout mon refuge, et je jette sur vous toutes mes

afflictions et toutes mes peines , parce que je ne trouve que faiblesse et qu'inconstance en tout ce que )e regarde hors de vous.

Car je ne puis tirer d avantage d'un grand nombre d'amis, ni être aidé par de puissans protecteurs, ni recevoir d'avis utiles de personnes prudentes qui me conseillent, ni trouver de consolation dans les livres des Docteurs, ni devoir ma délivrance à quelque richesse que ce^it, ni rencontrer d'asile dans la retraite la plus profonde et la plus propice , si voua ne m'assistez , si vous ne me secourez, si vous ne me fortifiez , si vous ne me consolez, si vous ne m'instruisez, et si tous ne me gardez vous-même.

4. Car tout ce qui parait propre à procurer la paix et la félicité n est rien sans vous, et ne contribue véritablement en rien à cette félicité.

Vous êtes donc la fin de tous les biejis , la source de la vie, un abîme qui épuise les discours ; et la plus puissante consola < tion de vos serviteurs est d'espérer en vous par«de8sus toutes choses.

Mes yeux sont élevés vers vous; je mets ma confiance en vous , ô mon Dieu , Père des miséricordes ! -

Bénissez et sanctifiez mon âme par votre bénédiction céleste, afin qu'elle devienne votre demeure sainte^ et le trône de votre

éternelle gloire, et qu'il ne se trouve rien dans ce tcinf)le de votre Divinité qui blesâc les yeux de votre Majesté.

Jetez vos regards sur moi^ selon la grandeur de vos bontés et la multitude de vos miséricordes {V%. 68. 17); exaucez la prière de votre pauvre serviteur, reléguébien loin dans la région des ombres de la mort.

Protégez et conservez Tâme de votre petit serviteur , au milieu du grand nombre de dangers de cette vie corruptible; ^t, m accompagnant de votre grâce, conduisez-moi par le chemin de la paix dans Ja patrie de réternelle clarté. Ainsi soit-il.

PRATIQUE

Lorsque nous nous sentpns affliges et comme acciblés de peines intérieures , de douleurs corporelles et de conttadictions exidrieures, ou de tous ces maux ensemble , recourons avec confiance à notre Dieu , qui peut seul nous aider et nous secourir, et disons-^ lui avec les Mâcha bées : Seigneur , vous. savez les desseins que les ennemis de notre âme et de notre salut forment contre nous ; comment pourrions-nous jamais leur résister, si vous ne nous secouriez? Nous élevons donc nos yeux et notre cœur vers vous, vers vous qui pouvez nous aider : vous êtes notre Dieu, qui le devez ; vous êtes notre Sauveur, qui le voulez; vous êtes notre Père, et nous implorons votre assistance, pour ne pas succomber et nous perdre.

Piiiâii£.

Seigneur, vous avez dit que, pour être de vos Disciples et de véritables Chrétiens, il fallait se renoncer et porter sa croix. Vous savez la répugnance extrême que nous avons à Vune et à l'autre de ces choses. Ne

4UO LIMITATIOW DE J.-Hi.

souffrez pas (j[u'en ce point notre £oi nous condamne ^ comme elle ferait , si nous ne pratiquions pas ce que nous croyons être nécessaire à notre salut; mais slippléez ce qui manque à notre foi , c'est-à-dire, la pratique des Tëritës saintes que nous croyons , nous faisant joindre la foi d'un Chiétien à la vie- d'un Chrétien, Ainsi soit-il.

FIN DU TROISIÈME LrlVRÏ, *

<«%»>%««<»%««««%%%«»«/«%v»'«if»%«/w»i»««-««iA«'»/«v%<»««(i«ft(«w% /%%«/%%%v%'«/%v«<%%«*

MTH (^lÀtMàS2Il<

m; SAINT SACREMENT DE l'bOCHARISTIE.

Page 1