LIVRE ni. CHAP. LVIII. ^UJ
10. Malheur à ceux qui dédaigucni de 8*hua)ilici' de bon cœur avec les petits , parce que la porte du Ciel , qui est basse> ue leur en permettra pas Tentrée. - Malheur encore aux riciies qui ont ici leur satisfaction ( Luc. 6. 24 ) » parce que s pendant que tes pauvres entreront au Royaume de Dieu , ceux-là demeureront dehors , criant avec désespoir.
Humbles, réjouissez -vous; pauvres, tressaillez de joie, jMircd que le Royaume de Dieu est à vous ( Luc. 6. ao ) , si toutefois vous marchez dans la vérité.
PoUK rendre aux Saints l'honneur qui leur est dû, il faut les invoquer et les imiter, sans disputer de
par:
que de se faire saint comme eux.
Dieu a formé torus les Saints sur le modèle du Verbe
de 'e y eût des Maints de toutes les conditions du monde , pour faire connaître à tous les hommes qu'ils peuvent se sauver et se sanctifier, en vivant saintement et chrétiennement chacun dans leur état, i S. Cyprien, } 11 a fait des Saints nos protecteurs et nos modèles, pour nous aider et nous apprendre à mériter le Ciel qu'ils possèdent ; puisqu'il est vrai qu'ils écoutent nos prières , et que, sors de leur félicité , ils sont , autant que leur état le peut permettre, eu peine de la nôtie.
^ Tâchons donc à vivre et à soufErir comme eux, pour vivre un jour et régner avec eux ; et souvenons-nous qu'il n'y a qu'une seule voie pour arriver au terme heureux oii sont arrivés les Saints j et cette voie , comme i^Evangile le marque , est la vie pénitente ,
£|Ui:|L LIMITATION DE J.-C.
mortifiée, et détachée du monde : toute au (revoie, selon J.-C. même, est une voie de perdition.
FRIKRE.
Vous voulez, Seigneur, et notre sanctification, et notre salut ; vous nous en donnez des moyens trèsefficaces : mais , comme nous nous en servons avec beaucoup de lâcheté , faites qu'en honorant les Saints , nous nous formions sur leurs exemples , el que nous nous rendions dignes du bonheur éternel qu ils possèdent , en faisant ce qu^ils Ont fait pour le mériter. Ne souffirez pas qu'admirateurs stériles de la félicité des Saints, nous nous contentions de les louer et de les prier ; mais faîtes qu'appliqués à pratiquer leurs vertus, et à faire ce qu'ils ont fait, nous nous rendions dignes du Paradis qu ils possèdent , et que nous espérons. Ainsi soit-il. ' •