‹ Imitation de Jésus-Christ [microforme]Chapitre 115 sur 417 · LIVRE II. CHiAP, X Lattes UNS UN CHAPITRE X · texte numérisé non relu

LIVRE II. CHiAP, X Lattes UNS UN CHAPITRE X

De la reconnaissance des grâces de Dieu.

{Pourquoi cherchez-vous lerepos, puisque c’est pour le travail que vous êtes né? Disposez-vous à la patience plutôt qu'aux consolations,et à porter la croix plutôt

LAS Li Q qu'à vous réjouir.

Qui est-ce d’entreles personnes du siècle qui n'accepterait pas volontiers les joies et les consolations spirituelles, s’il pouvait toujours les ressentir ? Car les consolations de l'esprit surpassent de beaucouptoutesles délices du monde et tous les plaisirs de la chair.

En effet, toutes les douceurs du siècle sontou vaines ou honteuses:

et il n'y a que les spirituelles, qui soient honnêtes et solides, parce qu'elles sont produites par les vertus, et que c'est Dieu qui les

répand dans les âmes pures. Mais il n’y a personne qui puisse toujours jouir à sa volonté de ses divines consolations, parce que le temps de la tentation ne tarde pas à revenir.

2. C'est un grand obstacle à ces visites du Ciel, quela fausse liberté de l'esprit et la trop grande confiance en soi-même. Dieu fait bien quand il nous console par sa grâce; mais nous faisons mal quand nous ne lui en rendons pas des actions de grâces, et que nous ne rapportons pas le tout à lui seul. Et ce qui fait que les dons de la grâce ne peuvent couler en nous, c'est que nous sommes ingrats envers leur auteur, et que nous ne les faisons pas remonter jusqu’à leur source. Car celui qui reconnaît dignement. les grâces qu'il a reçues, en mérite toujours

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