‹ Imitation de Jésus-Christ [microforme]Chapitre 138 sur 417 · LIVRE III. CHAP. III · texte numérisé non relu

LIVRE III. CHAP. III

obtenir la vie éternelle. On se met | en mouvement pour une faible réeompense, on n'a point de honte | de plaider pour une pièce de monnaie; pour un rien, pour une promesse légère, on ne craint pas de se tourmenter jour et nuit.

d. Mais, quelle honte! pour acquérir un bien immuable, une récompense qui n'a point de prix, un honneur souverain, une gloire toujours durable, ou refuse par lâcheté jusqu'au moindre travail.

Rougissez donc, serviteur paresseux et plaintif, de voir que les gens du monde sont plus ardents pour leur perte que vous ne l’êtes pour votre salut. Ils sont plus passionnés pour la vanité que vous ne l’êtes pour la vérité.

Il est vrai qu'ils sont souvent trompés dans leur attente ; mais mes promesses ne trompent per-

sonne, ét ne laissent jamais s’en retourner vides ‘ceux: qui y mettent leur confiance. Je. donnerai cé‘que: j'ai promis, j'accomplirai ce que j'ai dit, pourvu néanmoins que l'on demeure fidèle dans mon amoüf jusqu’à la fin. ::

C'est moi qui récompense tous les' gens debien; et qui exerce par de ‘fortes épreuves tous ceux qui ne sérvent'avéc dévotion. :

” à. Gravezimes paroles en votre cœur, let: méditezsles avec Soin ; cat vous ‘ên aurez un grand besoin dans le temps dela tentation.

"Ce que vous n’entendez pas maintenant quand vous lisez vous le compréndrez'au jour de ma visite. J'ai deux manières de visiter mes élus ; la tentation: et la con- Sôlation ; ét ‘je-leur fais tous les jours deux sortes de leeons: l'une en les reprenant de leurs vices,

LIVRE HI. CHAP. II 261 l'autre en les exhortant à croître én vertus. Celui qui reçoit ma parole, et qui la méprise, l'aura pour juge au dernier jour. (Joan. XH, 48.)

: ,Pourämplorer la grâce.de la dévotion.

6. Le Finèze. — Seigneur, mon Dieu, vous ‘êtes tout mon bien.

Et qui suis-je pour oser vous parler? Je suis le plus mauvais de vos petits serviteurs, ‘et un vermisser” abject, beaucoup plus indigent et plus méprisable que je ne le pense moi- “méme et que je n'ose le dire,

Souvenez-vous toutefois, Seiot que je ne suis rien, que je k n'ai rien, ét que je ne puis rien.

vous êtes seul ‘bon, juste et saint.

Vous pou’: tout, vous donnez tout, vor: : mplissez tout; il n'y à que le pécheur que vous:laissez

dans l'inanité. Souvenez-vous de vos miséricordes (Ps. xx1v, 6.), et remplissez mon cœur de votre grâce, vous qui ne voulez point souffrir de vide dans vos ouvrages.

7. Comment puis-je me supporter dans cette misérable vie, si je ne suis soutenu de votre miséricorde et de votre grâce ?

Ne détournez point votre visage de dessus moi, ne différez point

de me visiter, ne retirez point de moi votre consolation, de peur que mon âme ne devienne devant vous comme une terre sans eau.

(PsaLM. cxLII, 6.)

Seigneur, enseignez-moi à faire votre volonté (Inin.,10.); apprenezmoi à marcher avee humilité, et comme il faut, en votre présence.

Car vous êtes ma lumière, vous qui me connaissez dans la vérité, et qui m'avez connu avant

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