‹ Imitation de Jésus-Christ [microforme]Chapitre 141 sur 417 · LIVRE III. CHAP. IV · texte numérisé non relu

LIVRE III. CHAP. IV

De vous-même vous tendeztoujours au néant: un rien vous fait tomber, vous surmonte, vous jette dans le trouble et dans le relâchement. Vous n'avez rien dont vous puissiez vous glorifier:

et vous avez plusicurs sujcts de vous mépriser vous-même, parce | que vous êtes beaucoup plus faible que vous n'êtes capable de le concevoir.

4. Ne comptez donc pas pour beaucoup aucune des choses que p vous faites. Que rien ne vous pa- , ‘aisse ni grand, ni précieux, ni *ämirable, ni relevé, ni digne d'être loué ou désiré, que ce quiest éternel. Que l’éternelle vérité vous plaise sur toutes choses, et que votre extrême bassesse vous soit toujours un sujet de confusion et de mépris. Ne craignez, ne blâmez, ne fuyez rien

tant que vos vices et, vos péchés, qui vous doivent être plus ficheux que toutes les pertes du monde.

Il yen a qui ne marchent pas sincèrement devant moi, mais qui, poussés par un certain esprit de curiosité et de superbe, veulent pénétrer mes secrets ét comprendre les plus hauts mystères de | Dieu, lorsqu'ils se négligent eux- À mêmes et leur propre salut. Ces gens-là, auxquels je m'oppose, tombent souvent en de grandes tentations et en de grands péchés, par leur curiosité et leur orgueil.

. Craignez les jugements de Dieu, redoutez la. colère du Tout- Puissant. Gardez-vous bien de vouloir sonder les ouvrages du Très-Haut ; mais examinez vos fautes ; voyez en combien de manières vous avez péché et combien

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