LIVRE Ill. CHAP IV
de bonnes œuvres vous avez omises.
Il y en a qui mettent toute leur dévotion dans les livres, d’autres dans les images, et d’autres dans des marques et des gestes extérieurs. Il y en à qui m'ont souvent dans la bouche, mais qui m'ont peu dans le cœur.
Il yen a d'autres qui, ayant l'esprit éclairé et le cœur pur, aspirent sans cesse à l'éternité, qui ont de la peine à entendre parler des choses de laterre, et qui accordent à regret à la nature ses nécessités ; et ceux-là sentent ce que l'Esprit-Saint dit en eux.
Car cet esprit leur enseigne à mépriser les ehoses terrestres et à aimer les célestes ; à ne tenir aueun compte du monde, et à désirer nuit et jour le ciel.
Rien ne vous fera mieux sentirk ce que vous êtés qué l'impression de vos misères. Comme vous ne sentez que de l'inclination au mal, ainsi vous ne devez pas vous éleveren vous-même par des sentiments de vanité et de complai-
sance. Heureuse une âme qui sait c
se connâître ét gémir de toutes les faiblesses, misbres et mauvais
penchants qu’elle ‘trouve en ellemême ! car c'est ce qui l’assujettit à Dieu, ce qui loblige deb recourir souvent ‘à lui, et de s’humilier sous sa main toute puissante.
PRIÈRE Je sais, 6 mon Dieu ! que rien ne vous plait plus que la disposià tion d'une âme qui dépend en tout de vous, et qui s'applique à connaitre et à faire ce que vous