LIVRE III. CHAP. IX
vous, ni attribuer à aucun homme la vertu qu'il a ; mais donnez tout à Dieu, sans lequel l'homme n'a rien. J'ai tout donné, je redemande tout, et j'exige avee une grande rigueur la reconnaissance qui m'est due.
3. C'est là la vérité qui met en fuite la vaine gloire. Et quand la grâce céleste et la véritable charité entrént dans un cœur, il n’est plus susceptible d'aucune envie, il ne se trouve plus resserré, et l'amour-propre nele possède plus.
Car la divine chart surmonte tout, et donne à l ‘1e plus de force et d'étendue.
Si vous êtes vraiment sage, vous n'aurez de joie et de confiance qu'en moi, ear nul n’est bon que Dieu seul, qui doitétre loué pardessus tout, et béni en toutes choses:
Ayez dans toutes vos actions une intention pure et droite de plaire à Dieu, et tâchez de lui rapporter toute la gloire du bien que vous faites, puisqu'il est la source et la plénitude de tous les biens. Ne vous glorifiez que dans vos misères, et faites-vous un mérite de les offrir souvent à un Dieu de miséricorde qui se plait à rechercher une âme pénétrée de la vue de son néant. Ne vous arrêtez point à des pensées de vanité et de complaisance sur vousmême, ou à des désirs d’être estimé et honoré des hommes :
car Dieu, dit le prophète-roi, confond et méprise ceux qui veulent s'attirer les louanges des hommes, et qui cherchent à leur plaire. L'unique muyen que vous ayez de plaire à Dieu et de gagner
D SE > ‘ct à fa Ch QE "ee Si Se. AL ET)
ED ed et = À nm pe