LIVRE III. CHAP. IX
son cœur, c'est de vous mépriser et de vous haïr.
| Seigneur, ne permettez pas que
je m'attribue un bien dont vous êtes l’auteur et le principe ; et, comme tout bien vient de vous, faites que je rapporte tout à vous.
La gloire donc est votre partage, et je veux vous la donner tout
entière ; la confusion est mon partage, et je veux l'accepter de vatre main : heureux si ma résignation au mépris me rend digne de votreestime, et si, vivant d’une vie humble et cachée, je ne cherche qu'à m'effacer aux yeux du monde, pour m'établir uniquement dans votre Cœur. Ainsi