‹ Imitation de Jésus-Christ [microforme]Chapitre 179 sur 417 · LIVRE III CHAP. XVI · texte numérisé non relu

LIVRE III CHAP. XVI

propriétaire de mon cœur, afin qu'en toutes choses il soit soumis aux inclinations et aux volontés du vôtre, sans s’en départir jamais. Ainsi soit-il.

CHAPITRE XVI Que la véritable consolation ne doit se chercher qu'en Dieu seul.

1. Le Finëce. — Ce n'est point ici-bas, mais en l’autre vie, que É ‘attends tout ce que je puis désirer ou imaginer pour ma consolation.

Quand j'aurais seul toutes les consolations de ce monde, et qu'il serait en mon pouvoir de goûter toutes ses délices, il est certain que tout cela ne pourrait pas durer longtemps.

Ainsi, mon âme, vous ne pourrez trouver une pleine consolation ou une joie parfaite qu'en Dieu, le consolateur des pau-

vres et le protecteur des humbles.

O mon âme, attendez un peu, attendez les promesses de notre Dieu, et vous jouirez dans le ciel de l'abondance de tous les biens.

Si vous désirez avec trop de dérièglement les biens présents, vous perdrez les éternels et les célestes.

Ne regardez point les temporels que pour l'usage. et que les éternels soient l'objet de vos désirs.

Comme ce n'est point pour les biens de la terre que vous avez été créée,aucun de ces biens n’est capable de vous rassasier.

2. Vous ne seriez pas heureuse quand même vous posséderiez tous les biens créés: mais c'est en Dieu, le créateur detoutes choses, que consiste toute votre béatitude et votre félieité : félicité non pas telle que les amateurs insensés du monde se l'imaginent et qu'ils

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