LIVRE III. CHAP. XVI
l'estiment, mais telle que l’attendent les bons serviteurs de Jésus- Christ,et que la goûtent quelquefois par avance les personnes spirituelles et pures de cœur,dont la conversation est dans le ciel.
(Paicip. it, 9.)
Toute consolation qui vient des hommes est vaine et de peu dedurée: celle que la vérité fait goùter intérieurement est véritable et heureuse. L'homme dévot porte partout avec soi Jésus son consolateur, et il lui dit en tout lieu et en tout temps : Seigneur Jésus, assistez-moi. Que ce soit là ma consolation, de vouloir de bon | cœur être privé de toutes consolations humaines: et si les vôtres me manquent, que votre volonté et cette juste épreuve metiennent lieu d’une souveraine consolation. Car vous ne serez pas tou-
jours en colere, et vos menaces ne seront pas éternelles. (Ps. xCI1, 9.)
PRATIQUE
Dieu est lecentre denos cœurs, dit saint Augustin, et ils seront toujours dans l'inquiétude tant qu'ils ne se reposeront pas en lui, c'est-à-dire tant qu'attachés à euxmêmes et à la créature, ils chercheront leur bonheur hors de Dieu. Il faut donc se détacher de tout ce qui n’est point Dieu, se séparer de tout, porter un état de mort à toutes choses pour posséder le vrai bonheur.,et établir son âme en Dieu.
Quand sera-ce, Ô mon Dieu,
. que, détaché de toutes les choses créées, je ne r'espirerai que le b 1heur de vous plaire et de vous ai-
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