‹ Imitation de Jésus-Christ [microforme]Chapitre 187 sur 417 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

Qu'il faut supscrter les injures, et quelles sont les marques de la véritable patience.

À. Jésus-Cnrisr. — Que ditesvous là, mon fils ?

Cessez de vous plaindre à la vue de mes souffrances et de celles des autres saints.

Vous n'avez pas encore résisté jusqu'à répandre votre sang. (H£Br.

x, 4.) Vous ne souffrez que peu de chose en comparaison de ceux qui ont tant souffert par les fortes tentations, les rudes traverses et les épreuves dont ils ont été exercés en tant de manières.

Il faut donc vous remettre en mémoire les plus grandes peines des autres, afin de supporter plus aisément les vôtres, qui sont si légères. Et si elles ne vous parraissent pas assez légères, prenez

garde que votre impatience n'en soit cause. Mais qu'elles soient grandes ou petites, appliquezvous à les supporter toutes patiemment.

2. Plus vous vous disposez à bien souffrir, plus vous agissez avec sagesse, et plus vous acquerrez de mérites. Vous trouverez aussi les souffrances moins rudes, quand vous vous y serez préparé avec courage et par coutume.

Et ne dites point : Je n'ai pas la force d'endurer cela de cet homme :; ce ne sont point des choses qu'on doive supporter : il m'a fait un grand tort, il me reproche ce à quoi je n'ai jamais pensé ; mais je le souffrirai volontiers d’un autre, et autant que je croirai devoir le souffrir. Une telle pensée est déraisonnable; ce n’est pas considérer quelle est la

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