‹ Imitation de Jésus-Christ [microforme]Chapitre 220 sur 417 · LIVRE II. CHAP. XXX · texte numérisé non relu

LIVRE II. CHAP. XXX

L'agitation où vous êtes est une tentation, et votre saisissement est l'effet d’une vaine frayeur.

A quoi sert votre inquiétude sur les choses à venir, sinon à vous donner tristesse sur tristesse ?

À chaque jour suffit son mal. (18., vi, 34.) C'est une chose vaine et inutile que de s’attrister ou de se réjouir par avance de ce qui n'arrivera peut-être jamais.

3. Mais c'est le faible de l’homme que de se laisser séduire par ces sortes d'imaginations, et est la marque d’un esprit encore faible de se rendre si aisément aux persuasions de l'ennemi ; car il est indifférent à cet esprit malin de se servir du vrai ou du faux pour vous séduire et Vous tromper, et de vous abattre par l'amour des choses présentes, ou par l’appréhension des futures.

Que votre cœur donc ne se trouble et ne craigne point. (JOAN. XVI, 4 et 27.) Croyez en mot, et ayez Confiancé en mes miséricordes.

Quand vous pensez être éloigné de moi, c'est alors souvent que je suis plus près de vous. Quand vous croyez que tout est presque perdu, c'est alors que vous êtes souvent sur le point d'acquérir plus de mérites.

Non, tout n’est pas perdu lorsqu'il vous arrive quelque chose contre votre attente.

Vous ne devez pas juger selon la disposition présente, ni prendre à cœur l'affliction, de quelque côté qu'elle vienne, comme s’il n'y avait plus pour vous d’espérance d’en sortir.

4. Ne vous regardez pas comme entiérement abandonné, encore -que je vous envoie pour un temps

Page 1