LIVRE III. CHAP. XXX
quelques traverses, ou que je retire de vous la consolation que vous désirez : ear c'est par là qu'il faut passer pour aller au royaume du ciel, et il est sans doute plus convenable pour vous et pour mes autres serviteurs que vous soyez ainsi exercé par les adversités, que si vous aviez toutes choses à souhait.
Je connais les pensées les plus secrètes, jesais qu'il est très avantageux pour votre salut que vous demeuriez quelquefois sans aucun goût, de peur que le bon succès ne vous élève, et qu'une complaisance en vous-même ne vous porte à vous croire autre que vous n'êtes. Je puis ôter tout ce que j'ai donné, et le rendre quand il me plait.