LIVRE III. CHAP. XXXII 435 PRATIQUE
Qu'est-ce que quitter tout ?
C'est, se renoncer et mourir à soi-même ; c'est mortifier ses sens, son esprit et son cœur; c’est se détacher de tout ce qui nous fait plaisir, et agréer avec une humble soumission ce qui nous fait peine ; c’est aimer ses amis en Dieu, ses ennemis pour Dieu, et se haïr soi-même ; c’est ne s'attacher qu'à son Dieu, à son devoir et à son salut ; c'est tourner toute l’activité de son cœur contre soi et pour Dieu ; c’est ne s'occuper que du soin de le contenter, et de la crainte de lui déplaire ; c’est se faire un bonheur et un mérite de gagner son Cœur, et de se rendre digne de son amour. k
Nesouffrez pas, Seigneur, qu'un
cœur comme le mien, qui n'est tout ce qu'il est que pour vous aimer, s'attache à la créature et à soi-même préférablement à l'a mour qu'il vous doit. Vous seul pouvez le contenter et le rendre heureux ; c’est donc à vous qu'il doit s'attacher uniquement et constamment. Rompez, Seigneur.
rompez mes chaines, et faitesque, détaché de toutes choses, je ne tienne plus qu'à vous. Ainsi s.-il.
net t tartare der énpntétre ten tenmbhennens CHAPITRE XXXII De l'instabilité de notre cœur, et qu’on doit toujours se proposer Dieu pour fin.
1. Jésus-Curisr. — Ne faites pas fond sur les bons sentiments que vous avez : la disposition où vous êtes se changera bientôt en une autre. Tant que vous vivrez, vous serez sujét au changement, même malgré vous ; en sorte que