‹ Imitation de Jésus-Christ [microforme]Chapitre 248 sur 417 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

Que l’homme n’a rien de bon de lui-même et qu’il ne peut se glorifier en rien.

1. Le FibèLe. — Seigneur,qu'estce que l’homme, pour vous souvenir de lui ? Ou qu'est-ce que le fils de l'homme, pour l'honorer de vos visites ? (PsaLM. vi, 5.) Quel mérite avez-vous trouvé dans l'homme pour vous engager à x: donner votre grâce ?

Seigneur, de quoi puis-je me plaindre, si vous m'abandonnez ?

ou que puis-je justement alléguer, si vous ne faites pas ce que je demande ? Certainement je puis penser et dire avec vérité: Selgner.r, je ne suis rien, je ne puis rien, je n'ai rien de bon de-moiméme ; mais je manque de tout, et je tends toujours au néant, et si vous ne m'assistez et ne m'a-

nimez au dedans, je tombe entièrement dans la tiédeur et dans le désordre.

2. Pour vous, Seigneur, vous êtes toujours le même. (Ps. ct, 13 et28.) Vous demeurez éternellement tel que vous êtes, toujours bon, toujours juste, toujours saint, faisant tout avec bonté, avec justice et ave” sainteté, et réglant tout avec sagesse. Mais moi, qui ai plus de disposition à déchoir qu'à avancer, je ne demeure pas longtemps en un même état, parce que je suis sujet à changer sept fois le jour. Cependant, quand il vous plaît de:me tendre une main secourable, je me trouve bientôt beaucoup mieux ; ear vous pouvez seul, et sans le secours des hommes, m'assister et me fortifier de telle sorte; que je ne prenne plus tant de différents visages,

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