‹ Imitation de Jésus-Christ [microforme]Chapitre 249 sur 417 · LIVRE IIL CHAP. XL · texte numérisé non relu

LIVRE IIL CHAP. XL

mais qué mon cœur se tourne vers vous seul, et ne se repose qu'en vous.

5. C'est pourquoi, si je savais bien rejeter toutes les consolations humaines, soit pour acquérir la dévotion, soit à cause du besoin que j'ai de vous chercher, ne trouvant point de vraie consolation parmi les hommes, j'aurais alors sujet de tout attendre de votre grâce, et de me réjouir de la nouvelle faveur de vos consolations. :

4. Je vous rends grâces, Ô vous de qui tout procède, de tous les bons succès qui m'arrivent. Car, pour moi, je ne suis que vanité et néant devant vous, qu'inconstance -et faiblesse. Quel sujet puis-je donc avoir de me glorifier et de rechercher de l'estime ?

N'est-ce point pour mon néant ?

Ce serait le comble de la vanité,

En vérité, la vaine gloire est une peste bien dangereuse, et la plus grande des vanités, puisqu’elle nous sépare de la véritable gloire, et qu’elle nous fait perdre la grâce du ciel. Car l’homme vous déplait quand il se complait en :ui-même ; et dès qu'il aspire aux vaines louanges, il est privé des véritables vertus.

5. Mais se glorifier en vous, et nullement en soi ; se réjouir en votre nom, et non de sa propre vertu, et ne prendre plaisir aux créatures que pour vous, c'est là une véritable gloire et une joie sainte.

Que votre nom, et non le mien, soit loué; qu'on relève vos ouvrages, et non les miens ; que votre saint nom soit béni et que jen'aie aucune part aux louanges des

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