LIVRE III. CHAP, XLV
se précautionner suffisamment contre les maux à venir? Lesayant prévus, on ne laisse pas d’en sentir l'atteinte: qu’en doit-onattendre lorsqu'ils nous surprennent, sinon d'en étre accablé ? Mais pourquoi,malheureux que jesuis, n'ai-je pas été plus sur mes gardes? Pourquoi anssi ai-je cru si heilement les paroles des autres?
C'est que nous ::mmes des hommés, et rien autre chose que des hommes fragiles, quoique plusieurs nous : iment et nous appellent des ans *s.
À qui me fierai-je ? À qui, Seigmeur! sinon à vous ? vous êtes vérité qui ne trompe point, et qui ne ‘peut étre trompée. Tous ômme, au contraire, est menteur
Ps. exv, 9.), faiblé, inconstant et
ujet surtout à s'échapper en paro- ; en sorte qu'il faut à peinele
croire d’abord quelque apparence dedroiturequ'ilyaitencequ'ildit.
4. Que vous nous avez avertis avec sagesse en nous disant qu'il faut se garder des hommes, que l'homme. à. pour ennemis ceux de sa propre maison; et qu'il ne faut pas ajouter foi à tous ceux qui diront: Le Christ est ici, ou il est là !. (Mic. var, 6. MATE. X, 17; xx1v, 23.) Je l'ai appris à mes dépens, et Dieu veuille que ce ne soit. pas à ma confusion ; mais que cela serve à me tenir jius sur mes gardes.
Soyez discret, me dit un honr me, soyez discret, gardez en vous ce que je vous dis; et pendant que je me tais, et que je crois son secret bien caché, il ne peut observer: lui-même lé silence qu’il mi
recommandé : mais il me quitte.
et dans l'instant il.se trahit lui
rence ildit.
verlis qu'il s, que eux de € faut qui di- «il est x, 17; es dé- » ce ne
mais 8 Sur
quitte, hit lui-