LIVRE III, CHAP. XLVI
et la malice des hommes, soyez ma force et toute ma confiance, car, le’ témoignage de ma conscience ne me suffit pas. Vous connaissez ce qui m'estinconnu; c'est pourquoi j'ai dû m'humilier et souffrir avec | ‘douceur toutes les fois que l'on m'a repris.
Pardonnez-moi aussi, s’il vous plait, pour toutes les fois que je n'en ai pas usé ainsi,et faites-moi
encore la grâce de souffrir avec
plus de patience; car votre abondante, miséricorde m'est plus
avantageuse pour obtenir le par-
don de. mes offenses, que toute l'idée que je puis avoir de ma justic pour la défense de ma .conscience, que je ne connais pas à fond.
Quoique je ne me sente coupable dé rien, ce témoignage n’est pas capabledeme justifier (EL Cor.1v, 4.),
parce. que, ‘sans votre miséricorde, nul homme vivant nesera justifié devant vous. (PsaLu. cxLn, 2.)
PRATIQUE
H est difficile de ne pasressentir de la peine lorsqu'on nous blâme, qu'on nous reprend, qu'on nous méprise; mais la vraie humilité ‘d'un chrétien consiste à ne pas entretenir ni suivre le ressentimentquenousenavons: c'està-dire, à ne pas nous arréter aux réflexions chagrines et méprisantes que nous faisons sur ceux qui nous méprisent; à étouffer et à sacrifier à Dieu la peinequenous ressentons; à les traiter avec bonté, à leur parler et à leur rendre service dans les occasions, en leur: faisant autant de bien: que nous croyons qu'ils nous ont fait de mal.
T iséri- "a jusll, 2.)
1s r'esnous qu'on e huste à e resc’estr aux ‘isan- X qui ‘et à nous *bonindre , en que t fait