LIVRE III. CHAP. XLVII
où je suis, et où les saints sont avee moi, Après avoir essuyé de grands combats dans le monde.
ils goûtent maintenant la joi et la consolation, ils sont mainienant en assurance et en repos ; ils demeurent éternellement avec moi dans le royaume de mon Père.
PRATIQUE Que ce mot est dur : Il faut
souffrir toujours, toujours se combattre, toujours se renoncer et toujours mourir à soi-même ; sans cela point de sûreté pour le salut! Mais que la foi et l’espérance d'un bonheur éternel que
{nous procurent, les maux et les
contretemps de cette vie sont capables de nous animer à souffrir lesuns et à nous. accoutumer aux autres, puisqu'il est certain que rien ne nous consolera plus à la
508 IMITATION DE JÉSUS-CHRIST mort que ce qui nous a fait peine durant la'vie, si nous avons tâché d'en faire ‘un bon usage.
Faites, Ô mon Dieu! que, vivant de foi et d'espérance pour lés biens éternels, nous souffrions et nous fassions servir les maux passagers de cette vie pour nous rendre dignes du bonheur éternel de l’autre. Quenevoudrions-nous pas avoir fait, souffert ét quitté à la mort pour mériter le ciel?
O bonheur ! 6 joie! Ô félicité éternelle du ciel ! consolez les chrétiens dans tous les maux de la terre. Et puisqu'il faut être nécessairement pénitent du temps ou de l'éternité, souffrir dans cette vie ou dans l’autre, aidez-nous, Seigneur, à souffrir avec patience les peines de cette vie, dans l'at-
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