‹ Imitation de Jésus-Christ [microforme]Chapitre 271 sur 417 · LIVRE III. CHAP. XLVIII · texte numérisé non relu

LIVRE III. CHAP. XLVIII

ressens lorsque, méditant les choses du ciel, une foule d'objets sensibles viennent interrompre ma prière! Mon Dieu, ne vous éloignez pas de mot, et ne vous détorrnez point de votre serviteur dans votre colère. (PSALM. LXX, 42. XXVI, 9.)

Lancez vos foudreset voséclairs, et dissipez ces illusions. Décochez vos flèches pour mettre en fuite tous ces fantômes de l'ennemi.

Réunissez en vous tous mes sens.

Faites que j'oublie toutes les choses du monde, et donnez-moi la grâce de rejeter avec promptitude et avec mépris les images des vices.

Secourez-moi, Vérité éternelle, afin que nulle vanité neme touche.

Venez à moi, céleste douceur, et que toute impureté s'évanouisse devant vous. Pardonnez-moi aussi, et usez de miséricorde envers moi

toutes les fois que dans ma prière je pense à autre chose qu'à vous ; car j'avoue avec vérité que je suis sujet à beaucoup de dist actions.

Souvent je ne suis pas au lieu qu’occupe mon Corps, soit assis, soit debout ; mais je suis plutôt où mes pensées m'emportent. Je suis oùest ma pensée, et Ma pensée est ordinairement où est ce que j'aime. Ce qui se présente à moi le plus vite, ce sont les choses qui me plaisent naturellement E ou par habitude.

6. C'est pour cela, éternelle Vérité, que vous avez dit clairement : Où est votre trésor, là est} votre cœur. (MATTH. Vi, 21.) Si j'aime le ciel, je pense volontiers aux choses du ciel. Si j'aime le monde, je me réjouis des faveursE du monde, et je m'attriste de ses revers.

Page 1