LIVRE III. CHAP.L
de sa volonté; c’est de s'engager à recevoir avec soumission, de la main et du Cœur de Jésus-Christ, les peines les plus humiliantes et les plus contraires à son inclination; c’est de soutenir et de combattre incessamment les tentations les plus violentes et les plus importunes, avec un recours perpétuel à Dieu et une confiance généreuse en Sa bonté; c’est de porter dans ses peines une disposition continuelle de componetion, de mortification et d'horreur du péché, disposition qui l'empêche d’y succomber; c'est de s’obliger de veiller incessamment sur ses sens et sur Son Cœur, pour ne pas y donner entrée à une satisfaction sensuelle et trop humpine ; c'est enfin de se rendre huinble, dépendante, petite et comme anéantie sous la main deDieu,ne
vouloir que ce qu'il veut, et se faire un bonheur de ce qu'il veut, même au milieu des plus grands accablements.
0 Péredes miséricordes ! ô Dieu de toute consolation ! Souvenerzvous de ceque je vous ai coûté, et ne laissez pas perdre en moi le fruit de votre sang et de votre mort. Jedésireardemment la paix que vous donnez à VOS enfants, et je ne trouve en moi que de l’agitation et du trouble. Je gémis de la corruption de mon cœur et j'attends de vous seul la délivrance de cette triste servitude, et comme la rédemption de mon corps. Il est juste que je souffre pour mes péchés, mais il n’est pas juste que je pèche en scuffrant. Ah ! mon Dieu.
ne permettez pas que mes peines
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