CHAPITRE LII
Qu'il ne faut point s’estimer digne de consolation, mais plutôt de châtiments.
4. Le Fivëze. — Seigneur, je ne suis pas digne de vos consolations, ni d'aucune visite céleste, et vous me traitez avec justice quand vous m'abandonnez à l’indigence et à la désolation; car, quand je pourrais répandre un océan de larmes, je ne serais pas digne encore d'être consolé de vor, Ainsi, je ne mérite autre chose que d'être maltraité et puni, parce que je vous ai souvent et grièvement offensé, et que jai péché en mille manières. Après donc avoir bien considéré ce qui en est, je me trouve indigne de la moindre de vos consolations.
Mai. ous, Ô Dieu bon et miséricor. 1x ! qui ne voulez pas que
vos ouvrages périssent, afin de faire paraître les richesses de votre bonté sur des vases de miséricorde (Row. 1x, 25.), VOUS daignez consoler votre serviteur d'une manière plus qu'humaine, et au delà de tout ce qu'il peut avoir de mérite; car vos consolations n'ont rien de semblable aux vains discours des hommes.
2, Qu'ai-je fait, Seigneur, pour avoir quelque part à vos douceurs célestes? Je ne me souviens pas d'avoir fait aucun bien, mais d’avoir toujours eu de la pente au vice, et de la négligence à m'en corriger. C'est la vérité, et je ne puis en disconvenir. Si je disais autrement, vous vous élèveriez contre moi, et il n’y aurait personné pour me défendre. Qu'ai-je mérité par mes péchés,” sinon l'enfer et le feu éternel?
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