‹ Imitation de Jésus-Christ [microforme]Chapitre 288 sur 417 · LIVRE I. CHAP. LIT · texte numérisé non relu

LIVRE I. CHAP. LIT

J'avoue dans la vérité que je suis digne de toute confusion et de tout mépris, et qu'il ne m'appartient pas d’être mis au nombre de vos dévots. Et, quoique j'aie peine à l'entendre je rendrai néanmoins, pour la vérité, témoigage contre moi-même,en m'accusant de mes péchés, afin de me rendre digne d'obtenir plus aisément votre miséricorde.

3. Que dirai-je, coupable comme je suis et tout chargé de confusion? Je n’ai pas la hardiesse de parler, si ce n'est pour dire seulement : J'ai péché, Seigneur, j'ai péché; ayez pitié de moi, pardonnez-moi. Donnez-moi quelque relâche, que je donne des larmes à ma douleur, avant que je passe dans cette terre ténébreuse et couverte des. ombres de la mort. (J9B x, 20, 21.)

Que désirez vous de plus d'un criminel et misérable pécheur, sinon qu'il ait le cœur brisé, ct qu'il s’humilie pour 6 fautes ?

La vraie contrition et l'humiliation du cœur sont la source de l'espérance du pardon, de la réconciliation d'une conscience troublée, et du recouvrement de la grâce. L'homme par là se voit à couvert de la colère à venir; et c'est là que Dieu et l'âme pénitente se rencontrent pour s'entredonner un saint baiser.

%. C'est pour vous, Seigneur, un sacrifice si agréable, quel'humble contrition du pécheur! Elle répand en votre présence une odeur infiniment plus douce que celle des parfums. Elle ust aussi ce parfum agréable que vous VU” lûtes que l'on répandit sur Vos pieds sacrés, parce que vous n'a-

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