‹ Imitation de Jésus-Christ [microforme]Chapitre 294 sur 417 · La nature est artificieuse · texte numérisé non relu

La nature est artificieuse

elle en attire plusieurs, elles les fait tomber dans ses filets, et les trompe : elle n’a jamais pour fin qu'elle-même. La grâce, au contraire, marche avec simplicité, elle évite la moindre apparence du mal, elle ne tend point de pièges ; elle fait toutes choses purement pour Dieu, en qui elle met son repos, comme en sa dernière fin.

3. La nature souffre à regret de mourir, d'être gênée, d'être domptée, d'être abaissée, et elle ne se met pas volontiers sous le joug. La grâce, au contraire, s'applique à se mortifier ; elle résiste à la sensualité, elle cherche à être assujettie, elle veut être vaincue, et ne désire point jouir de sa propre liberté. Elle aime à être retenue sous la discipline,

elle ne demande point à dominer, mais à être, à vivre et à demeurer sous la dépendance de Dieu ; et elle est prête à sc soumettre humblement à toute créature humaine (L PérR. 11, 45.) pour l'amour de lui.

4, La nature travaille pour son intérêt, et considere quel profit elle tirera des autres. La grâce, au contraire, n'examine point ce

ui lui est utile et commode, mais plutôt ce qui peut servir à plusieurs.

3. La nature est bien aise d’être honorée et respectée ; mais la grâec attribue fidèlement à Dieu tout honneur et toute gloire.

6. La nature craint la confusion et le mépris ; mais la grâce mel sa joie à souffrir des opprobres pour le nom de Jésus-Christ. (AcT. v, H.)

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