LIVRE III. CHAP. LVIIL
2. Gardez-vous aussi de vous enquérir et de disputer du mérite des Saints, quel est d’entre eux le plus saint et le plus grand au royaume des cieux. Ces sortes de questions engendrent souvent des débats et des contestations inutiles ; elles nourrissent aussi l’orgueil etla vaine gloire, ce qui produit des jalousies et des dissensions, lorsque l’un élève un saint, et que l’autre s'efforce avec orgueil delvi en préférer un autre.
D'ailleurs le désir de savoir et d'approfondir ces choses ne rapporte aucun fruit, mais plutôt il déplaît aux Saints : parce que Je ne suis pas un Dieu de dissension, mais un Dieu de paix (HE Cor.
xIv, 33.) et que cette paix consiste plus dans une véritable humilité que dans la propre élévation.